L'enseignement du français au Burundi peut être abordé sous plusieurs aspects dont certains d'entre eux nous aident à comprendre les rapports en interaction qui régissent la langue française et la société burundaise. En regard de l'enseignement de la production écrite, il se trouve une situation problématique pour les enseignants qui ne savent pas comment aider les apprenants à apprendre et comment les amener à améliorer leurs performances à l'écrit.
Sur le plan contextuel, l'enseignement du français est caractérisé par: le manque de ressources humaines (effectifs et niveau de formation), la rareté des ressources matérielles et didactiques adéquates, la pression des effectifs dans les salles de classe, le statut linguistique de la langue enseignée, etc. De cela découlent des pratiques d'enseignement peu articulées sur le plan méthodologique et sur le plan du contenu.
Afin de bien situer les fondements théoriques de notre approche du problème de recherche, nous avons explicité dans un premier temps la relation entre les notions et les concepts sur lesquels s'appuie notre argumentation sur la didactique de l'écriture. Ensuite, nous avons expliqué l'importance de la connaissance des notions de cohérence et de cohésion textuelles et celle des processus d'écriture.
Le chapitre trois présente le cadre général de la mise à l'essai que nous avons menée à l'Université du Burundi au mois de juillet 1999. Nous précisons dans ce court développement la démarche méthodologique d'ensemble, la population de recherche et le déroulement de l'intervention.
Le quatrième chapitre est consacré à la présentation et à l'analyse des données.
Le chapitre V de ce travail témoigne des résultats qui confirment le postulat de la recherche et l'efficacité de l'enseignement stratégique des processus d'écriture et de la cohérence et de la cohésion textuelles dans le cours «Compréhension de documents écrits et expression écrite». Toutefois, nous remarquons que l'intervention semble avoir eu un certain effet sur le fonctionnement de la langue. Par ailleurs, seules des études étalées sur une période plus ou moins longue telles que des études longitudinales ou comparatives permettraient d'éclaircir davantage la situation d'enseignement-apprentissage du français écrit dont il a été question au chapitre consacré à la problématique de la recherche. (Abstract shortened by UMI.)